NG à Millau :100 % d’adrénaline pour 60 000 personnes

août 1, 2012 dans Escalade, Millau, Natural Games, Portraits

Reconnu comme le plus grand rassemblement européen des sports outdoor, Natural Games donne l’occasion aux amateurs et aux professionnels de se rencontrer, de se confronter et d’échanger dans des conditions conviviales et sportives.

VTT, kayak, parapente, canöe, grimpe et slackline, démonstrations, animations, tests de matos, concerts gratuits, bref, le site de la Maladerie a été encore une fois le rendez-vous incontournable de tous les passionnés de sport et de sensations fortes.

Une organisation impeccable que l’on doit à Michael Pradayrol, il supervise avec sérénité la logistique avec un seul leitmotiv : l’accueil du public, privilégier le relationnel, pari gagné !

LD : Des anecdotes, des moments forts au fil de ces éditions ?

MP : Oui, il y en a ! Ma rencontre avec Chris Sharma et Dave Graham, on les regardait dans les magazines et d’un coup ils sont là, ils soutiennent notre événement, c’est très émouvant ! Un autre souvenir, celui avec Gérôme Pouvreau au moment de sa chute avec un énorme caillou dans la main, lors d’un relais à Cantobre en 2004.

LD : As-tu l’impression que le public s’est emparé de la manifestation ?

MP : Complètement ! Les athlètes pros, les amateurs et même les bénévoles s’investissent énormément, ils se sont appropriés des bouts d’événements. C’est grâce à eux que tout fonctionne bien.

LD : Les Natural Games en chiffres ?

MP : 60 000 visiteurs, 1500 à 2000 athlètes amateurs, les 100 meilleurs athlètes mondiaux dans les six disciplines. Trois semaines de travail pour installer le village, 3000 prises d’escalade, 60 kg de son, 400 bénévoles et 500 fûts de bière !

LD : Les Natural Games reçoivent le soutien des collectivités territoriales, car elles sont conscientes de l’attrait touristique et économique ?

MP : Effectivement, les collectivités sont très sensibles à cet événement, Millau ne vit qu’à travers le tourisme, l’ancrage du festival est important car on arrive à la fois à drainer les millavois et des touristes de toute la France et de pays étrangers. Elles jouent donc le jeu à fond avec nous.

LD : La clef de cette réussite ?

MP : L’âme du festival est de confronter amateurs et professionnels pour qu’ils puissent se mesurer sur des contests en toute simplicité. Les Natural Games, c’est quatre jours pendant lesquels des passionnés se retrouvent, les athlètes se fondent dans le public et apportent des conseils, encouragent les amateurs.

 

 

 

La slackline, l’activité en vogue…

août 1, 2012 dans Cédric Calmels, Escalade, Highline, Jumpline, Montagne, Slackline, Thibault Swolinski

 

Le slackline aurait été inventée au Yosémite (Californie) au début des années 1980 par des grimpeurs qui ne savaient pas quoi faire de leur excès de sangle…

Cette discipline s’apparente au funambulisme.  Avec une sangle de 4 cm de large, légèrement élastique reliée entre deux arbres, le but est de marcher d’un point donné à un autre.

Thibault Swolinski est responsable de la slack au village des Natural Games, il nous livre l’intérêt de plus en plus important pour cette discipline et nous donne quelques conseils sur la pratique de la slackline.

LD : La slack est le nouveau sport « tendance » ?

TS : C’est un sport qui se développe beaucoup depuis 5 ans, c’est un véritable « boom » en Europe !  Cette activité a commencé aux Etats-Unis, dans les années 80, ce sont des grimpeurs qui l’on inventée lors des jours de repos, plutôt que de ne rien faire ils ont commencé à tendre une sangle et se sont amusés à marcher dessus… Désormais c’est une discipline avec des codes…

LD : Peux-tu nous éclairer sur les différentes slacks ?

TS : Ce sont des sangles d’escalade de 2.5 cm de large à la base mais le matériel évolue, on dispose aussi de sangles de 2.5 cm à 5 cm de large et la longueur cela varie de 10 à 300 mètres de long.

LD : Quelles sont les qualités requises pour pratiquer la slack ?

TS : Le plus important : la concentration, c’est un sport qui nécessite également un bon gainage. Il est nécessaire de se concentrer sur les sensations que l’on ressent et faire abstraction de ce qui pourrait nous gêner autour de notre champ visuel.

Mais au départ, il faut un temps d’adaptation pour le corps, lorsque nous marchons sur le sol nous avons l’habitude de marcher sur quelque chose de dur et là, on évolue sur une sangle dynamique qui avec la tension devient élastique, tous les débutants ont la tremblote sur la sangle au départ !

LD : Des conseils sur les techniques de base ?

TS : Il faut avoir un point fixe dans l’axe de la slack, ne pas regarder ses pieds, utiliser ses bras comme balancier et avoir les jambes légèrement fléchies et gainées.

LD : il existe des variantes de la slackline ?

TS : Il existe en fait trois disciplines : la trickline : une sangle d’un mètre de haut sur 10 à 15 mètres de long, bien tendue et là, on s’amuse à effectuer des figures comme sur un trampoline : debout, sur les fesses, demi-tour…. Ensuite, la highline :  cette discipline fait partie des sports extrêmes, aucune limite ! On joue avec le vertige, car la sangle est reliée à deux falaises pouvant atteindre une longueur de 110 m et 100 m de haut ! Enfin vous avez la longline : cette pratique s’intéresse à la traversée de distances de plus en plus longues, de 30 à plus de 100 mètres.

LD : Ces disciplines sont –elles reconnues  au même titre que d’autres sports ?

TS : Non, il n’existe pas de clubs, pas d’instances officielles mais il existe des fédérations en Allemagne et une au niveau mondial.

LD : Pratiquer la slackline, est-ce complémentaire à l’escalade ?

TS : Cela permet de s’entraîner sur les mêmes compétences au niveau de la concentration, de l’endurance, du gainage, la tonicité du corps. La pratique aide aussi le grimpeur lorsqu’il se trouve sur des grandes voies ou des passages difficiles d’arriver à mieux se concentrer sur ce qu’ils doivent faire, ne pas penser à la fatigue, à la douleur, à la difficulté et à rester concentrer sur ce que l’on s’est fixer.

De grands athlètes se servent de la slack pour leurs entrainements.

 

 

 

 

 

 

 

 

Cédric Calmels à 35 ans, il est un adepte de la slackline de la trickline et de la highline, il était l’une des « figures » lors des démonstrations aux Natural Games

 

LD : Vous pratiquez depuis longtemps ce sport ?

CC : Je suis grimpeur, je me suis pris d’intérêt pour ce sport après avoir visionné des vidéos de Julien Millot, cela m’a inspiré et j’ai commencé a faire de la highline sur des grandes voies en bivouaquant.

Quand j’étais plus jeune, je faisais énormément de skate, de sports de glisse  et là je retrouve avec la jumpline ces mêmes sensations !

LD : Cela vous procure quoi comme sensations ?

CC : C’est un mélange de tout, un plein de sensations, puisque je suis amené à faire des acrobaties, des postures de yoga, de la danse… C’est un sport qui demande du gainage, beaucoup d’engagement car lorsqu’on saute à 1 mètre de haut et que nous devons atterrir sur une sangle de 4 cm… C’est un combat contre soi-même.

LD : Et quand vous Pratiquez la highline ?

CC : C’est une sensation unique d’être en apesanteur ! il faut beaucoup de concentration, c’est un combat difficile mais quelle libération dès que nous arrivons à la fin de la ligne, c’est unique ! C’est comparable à l’ascension d’une voie ultime, une véritable poussée d’adrénaline, un pur bonheur !

 

 

 

 

 

 

 

Au sommet du Boffi, Michaël, Nadège, Marc et Thomas s’entrainent sur la highline…

Pour Michaël, la slackline c’est le début, pour apprendre les équilibres, selon lui c’est une mise en situation, la highline est une suite logique. Dans cette activité il vient chercher plus de sensations, plus d’équilibre car c’est un sport plus dur où l’absence de repères se fait sentir du fait de leurs éloignements, et le besoin de concentration est plus important.

Michaël a déjà une bonne expérience en slackline mais il a trouvé dans la slackline un « vide de l’esprit », une nécessité d’être concentré à 200%, on n’a pas le droit d’être fatigué, il faut être clean dans sa tête pour arriver à se lever et à traverser » !

Nadège explique qu’au niveau des équilibres, ils sont assez proches en slackline car nous avons l’habitude de marcher, là, « la distance est plus éloignée, le moindre mouvement amplifie le déséquilibre ».

Pour Marc, il ressent un « apaisement total », c’est comparable au yoga on est serein, vidé »

Nadège qui en était à son deuxième essai ne partage pas son avis : « moi, cela me stresse, ça ne m’apaise pas ! »

Tous sont unanimes pour dire qu’à la différence de la grimpe ils se posent cette question : « Psychologiquement jusqu’où sommes-nous capables d’aller ?»

 

 

Grimpe et respect de l’environnement : une évidence ?

mars 21, 2012 dans Environnement, Escalade, Montagne, Tri sélectif

Ce n’est pas systématiquement le cas.

Certains grimpeurs ont du mal à troquer leur magnésie contre un gel non polluant et non toxique qui assèche les mains. D’autres, en salle, n’ont pas le réflexe de conserver leurs canettes ou bouteilles pour les jeter dans des poubelles adéquates. En extérieur, les trognons de pommes sont laissés sur place et nos chers animaux à quatre pattes gambadent sans surveillance… Bref, l’éducation à l’environnement passe par des gestes simples et une petite dose de bonne volonté…

Leïla est grimpeuse, elle travaille dans une salle d’escalade à Montpellier. Elle a instauré un système de tri dans la salle. Elle essaye de faire régner un système de recyclage par l’installation de  poubelles différentes selon les déchets. Pour Leïla, c’était une évidence : « Nous vendons des canettes, des bouteilles d’eau en plastique, en verre, les gens jettent beaucoup, sans compter les petits sacs de magnésie… » Lire la suite de cette entrée →

L’interaction entre l’homme et les oiseaux est-elle possible ?

mars 21, 2012 dans Aster, Constant Bagnolini, Environnement, Escalade, Guillaume Chagneau, Gypaètes, La Jonte, LPO, Maison des vautours, Martine Razin, Mathieu Le Lay, Montagne, Rapaces, Raphaël Néouze

Plus particulièrement celle des vautours et des grimpeurs ? Quelle est la place de l’homme dans la nature et comment celui-ci agit-il sur cette espèce par ses activités en montagne ?

Les randonneurs, les adeptes de la via ferrata, de l’ULM, les photographes, tous ces usagers de l’espace montagnard semblent avoir pris conscience de l’importance de la biodiversité et avoir trouvé un consensus après des années de persécution des gypaètes barbus, une espèce de vautours qui avait totalement disparu. Le gypaète barbu est une des quatre grandes espèces de vautours européens, il est l’un des plus rares d’Europe. Il se nourrit principalement d’os qu’il laisse tomber sur les rochers afin qu’ils se brisent d’où son surnom « le casseur d’os ». Le gypaète étant une espèce prioritaire (rare et menacée d’extinction en Europe), il bénéficie d’une protection totale sur le territoire français. Lire la suite de cette entrée →

Fans, grimpeurs avertis ou occasionnels, changez vos habitudes !

mars 21, 2012 dans Christian Kowalski, CMA, Environnement, Escalade, NST

Si vous aimez choisir votre matériel de grimpe (baudrier, chaussons, cordes), pourquoi ne pas choisir aussi votre façon d’assécher vos mains ? La magnésie est couramment utilisée mais elle laisse des dépôts polluants pour la roche et des particules nocives pour nos poumons. Il existe désormais une alternative : un agent séchant sous forme de gel, entièrement naturel.

Grimper tout en respectant l’environnement, c’est la philosophie de tout grimpeur. Là où le bas blesse, c’est quand on évoque l’utilisation de produits naturels non toxiques, en substitut à la magnésie…Habitudes, sensations différentes…bref les excuses ne manquent pas pour certains ! Petit tour d’horizon avec Christian Kowalski, Président des laboratoires CMA/NST, fabricant de l’Eco Grip. Lire la suite de cette entrée →

Le grimpeur des extrêmes

mars 21, 2012 dans Alain Robert, Escalade, Portraits

Nom : Robert, Prénom : Alain. Né le 7 août 1962 à Digoin en Saône et Loire
Signe particulier : grimpe à mains nues des gratte-ciel !

Plus souvent surnommé le « French Spiderman», Alain Robert est un grimpeur solo célèbre dans le monde entier pour ses ascensions spectaculaires. En 15 ans, il compte à son actif 100 gratte-ciel et monuments mythiques dans le monde, sans corde ni mousqueton. Il est devenu le spécialiste de l’escalade urbaine en solo intégral. Avant ce palmarès, il pratiquait l’escalade en solitaire en montagne et en falaise jusqu’au 8b. Lire la suite de cette entrée →

Les perles de la grimpe!

décembre 30, 2011 dans Escalade

C’est de saison ! la fin d’année, c’est le moment de faire le bilan et certains sont assez loquaces même dans le monde de la grimpe. Des phrases cultes, des interrogations ou des échanges entendus ici ou là….
Histoire de finir l’année sur une touche légère, voici un florilège de quelques mots avec Leïla, elle travaille à la salle d’escalade Altissimo à Montpellier.

L’escalade et son jargon, mais cette fois ci un peu plus pro avec Tom. Une brève initiation au vocabulaire de la grimpe…

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